Origine et étymologie du métier de déjarreuse de chapeaux
Le terme "déjarreuse" dérive de déjarrer, du préfixe "dé-" et "jarre" (poil grossier). Il désigne l'ouvrière spécialisée dans la séparation des poils grossiers des peaux de lapins pour la chapellerie.
L'évolution du terme suit le développement de l'industrie de la chapellerie française et l'organisation du travail selon les techniques de préparation des matières premières depuis le XVIIe siècle.
La notion de déjarreuse s'est développée avec l'expansion de l'industrie de la chapellerie, reconnaissant l'expertise technique nécessaire pour la préparation des poils et leur sélection qualitative.
Description du métier
La déjarreuse de chapeaux était une ouvrière spécialisée dans la préparation des matières premières pour la chapellerie, séparant les poils grossiers (jarres) des poils fins des peaux de lapins.
Son travail consistait à examiner minutieusement les peaux, identifier les jarres selon leur qualité, les séparer des poils fins et préparer la matière première pour la fabrication de chapeaux.
La déjarreuse devait posséder une excellente acuité visuelle, une grande dextérité manuelle, une patience pour le travail minutieux et une connaissance approfondie des qualités de poils.
Spécialisations
Tri des poils : Séparation des jarres Préparation chapellerie : Matières premières Contrôle qualité : Sélection des poils
Conclusion
La déjarreuse représente un métier artisanal spécialisé, symbole de l'organisation française de l'industrie de la chapellerie et de l'importance de la préparation des matières premières dans la qualité des chapeaux.